Que signifie ces mots :
Science Qualitative

La science actuelle est analytique, séparatiste, en un mot: matérialiste. Le mathématicien utilise un sabir étranger au biologiste qui lui-même jongle avec des concepts qu'on ne met guère en équation. Quand ces deux domaines (ici seulement pris comme exemples) travaillent de concert, il en sort des théories fortement réductionnistes d'une part mais qui en plus sont propulsées sur le devant de la scène (le public) comme étant la réalité, car seule la science orthodoxe semble faire autorité...

La science orthodoxe possède tacitement l'agrément du pouvoir et fait figure de proue. Nombreux sont ceux qui ignorent ce qui se passe dans son bateau, ni quelles sont ses armes, les motivations de son aventure. Il suffit de croire que ce qu'elle fait est grand, beau et noble et correspond à une étique profondemment morale pour lui faire confiance, pour lui déléguer les rènes de la vie. Elle échafaude de belles et somptueuses théories qui pour nombres permettent d'engloutir des milliards en pure perte, mais pour du pur prestige. Une théorie n'est pas une réalité, mais comme le disait Goethe elle est contenue dans le phénomène. Encore ne faut-il pas restreindre le champ d'étude du phénomène à simplement ce qu'on croit être son champ d'application. La science théorique actuelle n'est que la fille bâtarde et stérile de la réalité. Elle ne produit rien. Pourtant elle peut nous permettre d'accéder aux profondeurs de la réalité, mais cela implique un mode de pensée, un mode de 'penser' différent de ce qui a été jusqu'à aujourd'hui, et cela demande aussi l'abandon dans une large mesure du matériel technologique auquelle elle accorde sans compter un crédit d'impartialité, ou, sinon l'abandon, au moins son utilisation en connaissance de cause (c'est-à-dire la reconnaissance de l'aspect unilatéralement matériel, disons aussi physique ou minéral).

Fondement d'une science qualitative :

Nous voulons créer une science organique de l'Homme & la Nature (et non pas de l'homme et de la nature) afin de réaliser ce qui existe entre le microcosme (l'homme) et le macrocosme (le monde: la nature). Les perspectives de débouchés de notre approche ne peuvent encore être qu'embryonnaires. Mais en refusant le développement unilatéralement technologique, il parait normal que des applications saines tant au niveau technique que social pourront naître sur les bases ouvertes par une nouvelle approche conceptuelle de ce qui apparait aujourd'hui séparé à tous les niveaux : l'homme et le monde.

La ligne de conduite de la science qualitative tient en peu de mots :
  • Accueillir les phénomènes sans prétention de pouvoir ou de puissance,
  • Rechercher les limites du 'tout' le plus large possible autour de chaque phénomène étudié,
  • Commenter les faits sans les juger,
  • Etre humble face aux recherches.

L'éthique de la science qualitative se décline en à peine plus de place : Le matérialisme était un passage obligé, nécessaire. Il pèse, mesure, quantifie, mais il ne saurait nous amener au delà de cela vers la réalité. Il ne doit pas nous perdre. Nous avons maintenant à développer une conscience plus ouverte au monde qui nous entoure, une véritable science de l'environnement (non dans le sens médiatique du mot, mais dans celui d'une globalité des réalités qui nous entourent contrairement au réductionnisme ambiant).

La démarche de la science qualitative :
  • Le facteur premier se nomme observation phénoménologique. Il met en présence un phénomène et un observateur. Avant toute manipulation pour circonscrire le phénomène, il s'agit de prendre en compte tout ce qui peut être suceptible d'intervenir dans son champ d'action, cause et effet.
  • La réduction du phénomène ne peut se faire qu'en connaissant la limite qu'on lui impose et en le relançant constamment dans les conditions 'naturelles' afin de ne pas rompre le fil qui s'appelle accueil du phénomène.
  • L'observateur se garde de toute interprétation tant que le phénomène ne se dévoile pas de lui-même par la circonscription de tout l'environnement nécessaire à son bon déroulement.
  • Il n'y a pas d'attente d'effet donné ou prévu.
  • La connaisance de l'environnement peut se faire par modifications progressives du cadre d'expérimentation en gardant en mémoire l'ouverture suivante : ce cadre ne saurait se limiter au laboratoire, lequel laboratoire fourmille de mille facteur suceptible de troubler ou d'encourager le phénomène de façon totalement alléatoire (mise en route d'un ventillateur par exemple!).
  • Afin de ne pas dénaturé le phénomène, il ne saurait être de matériel complexe et à fortiori réductionniste pour pratiquer l'expérimentation. Le réductionnisme devra toujours se faire non sur le cadre mais sur le matériel (lequel ne doit pas devenir l'arbre qui cache la montagne !).
  • Tous les résultats inopportuns ont leur importance, et rien (sauf erreur flagrante de manipulation) ne peut justifier la mise au rebus d'un résultat même totalement contradictoire avec les résultats habituels. Au contraire, la recherche par l'observation de ce qui a été suceptible de causer un changement doit être faite, et tous les critères apparents doivent être notés.

Nous serons ainsi moins catégoriques que le matérialisme qu'ON nous impose tacitement au cours de notre apprentissage scolaire et ou universitaire et dans lequel la science orthodoxe nous confine par la voie médiatique.
La liberté de penser est notre premier phare. Notre confiance se place dans le cadre large de la conscience morale. L'attitude intérieure ouverte devra un jour garantir les fondements moraux des chercheurs. La science qualitative répond à une description donnée sommairement ci-dessus mais qui demande encore à être développée puis élevée au rang de charte synthétique. Ce site est une sorte d'appel à la fédération des chercheurs intéressés.
La ligne de conduite se rattache à l'impulsion du savant et poète allemand Johan Wolfgang von Goethe qui inaugura, à l'articulation des XVIII et XIXe siècles, une nouvelle façon d'orienter le regard humain sur la nature. Cette impulsion aurait certainement du conduire à poser sur l'être humain, tout autant que sur la nature, un regard nettement moins superficiel que celui auquel nous a conduit le matérialisme. Nous voulons développer un regard goethéen adapté à notre époque.

Goethe parlait du Sensible supra-sensible, et l'homme ne saurait passer à côté de cet aspect de sa vie, de son développement qui est en grande partie de pouvoir accéder à la réalité cachée, ou, pour mieux dire encore, non perceptible, non encore révélée du monde ; ceci n'est pas un fanstame car là où la science critique par exemple le fondement des hautes dilutions homéopathiques, il y a une réalité qui n'est plus d'ordre physique et que cette science est, dans l'état où elle se trouve, totalement incapable de saisir, impuissante même à pouvoir ne serait-ce que considérer. Il ne s'agit pas de nier le fait en prétextant une soit disante impossibilité thérapeutique autre que placebo... ce qui est une manière déguisée d'avouer une certaine faiblesse du regard que la pensée ne sait pas compenser.







HAPedit 3.1.11.111 (février 2008 05:57:29)